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Une méthode,
biologique celle-ci, consiste à utiliser des mollusques mangeurs
d’algues : les planorbes, surtout connues des aquariophiles ; c’est une
bonne solution, à condition que les surfaces à couvrir ne soient pas
trop grandes et que les autres végétaux soient suffisamment adultes pour
ne pas être dévorés à leur tour. Enfin, si « rien n’y fait », il faut
retirer les filaments à la main, soit directement avec les doigts, soit
avec une petite branche ramifiée ou un balai en bois qu’on tourne sur
lui-même pour enrouler et entraîner les algues. La boue est un autre
ennemi de la pureté de l’eau, surtout lorsque les poissons remuent le
sol en profondeur ou que les plantations ont été faites récemment. A
cela aucun remède, si ce n’est la patience, le temps que les particules
se décantes. Pour éviter ces inconvénients, on pratique de plus en plus
la culture en paniers : ceux-ci, bien protégés par des toiles et des
lits de gravier, restent parfaitement intacts même lorsque circulent des
poissons dans les fonds.
Le manque
d’oxygène : Les fortes chaleurs entraînent parfois un déficit en
oxygène, surtout lorsque la pièce d’eau est relativement profonde. Cela
est particulièrement grave lorsqu’elle renferme des poissons, qui
risquent alors la mort. Le remède immédiat consiste à arroser avec un
jet puissant qui brassera l’eau ; celles-ci évidemment se troublera,
mais les fonds seront réoxygénés. Lorsqu’il existe une fontaine où l’eau
coule en permanence, ou même quelques heures par jour, dans le bassin,
cet inconvénient est nul, car elle a un rôle d’oxygénatrice. Certaines
plantes, qui vivent complètement immergées, sont également très
efficaces pour oxygéner les fonds. Il n’est d’ailleurs pas trop tard
pour en mettre en place quelques-unes parmi les plus connues, comme le
callitriche, le cornifle nageant, la renoncule aquatique...,que l’on
dispose de la même manière que les Nénuphars ou les plantes en paniers
ou en pots à raison de 3 à 4 plantes par mètre carré.
La lutte contre les parasites : Les ennemis
numéro un, ce sont les pucerons. Lorsque arrive la saison chaude, ils
s’agglutinent sur les tiges et sur la partie supérieure des feuilles…
Ils constituent un danger pour les plantes aquatiques et pour tous les
autres végétaux du jardin. Les moyens de lutte sont divers : la méthode
chimique, radicale mais parfois dangereuse pour le reste de la faune.
Quelques pulvérisations suffisent à tuer des colonies de pucerons, mais
il est impératif de s’abstenir de l’utiliser en présence de poissons,
ceux-ci ne résistant pas à ce type de produit. En revanche, les poissons
peuvent être utilisés dans la lutte contre les pucerons à conditions que
ces derniers soient jetés à l’eau. Pour cela, passez un jet sur les
tiges envahies ; les parasites se détachent, sont noyés et dévorés par
les hôtes du bassin. Vous pourrez aussi immerger les insectes en
couchant les plantes atteintes sur la surface de l’eau.
Un autre type d’ennemi : la limace, les
escargots aquatiques sont utiles, car ils débarrassent l’eau des
végétaux en décomposition, mais la limace, elle, s’attaque aux plantes
oxygénantes, mangeant leurs tiges charnues. Combattu à temps, ce mal
régressera : des feuilles de laitue placées le soir à la surface du
bassin attirent ces animaux voraces que l’on capture alors. Sur les
Nymphéas, ce sont les larves d’hydrocampe qui font des ravages. Il
convient, pour en éviter l’envahissement, de couper immédiatement les
feuilles atteintes afin de supprimer peu à peu la souche.
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